L’excès nuit en tout… Il faut savoir ménager la chèvre et le chou

lutter contre le gaspillage alimentaire

Nous le savons tous… trop c’est trop. L’excès nuit en tout. Que ce soit la limitation de vitesse à 30 km/h prévue prochainement dans notre capitale, les attentes musicales du répondeur de l’administration, le prix des carburants, ou encore les chants de Noël pendant les fêtes, les excès dans tous les domaines sont souvent sources d’exaspération

On connaissait février avec sa tournée minérale… Aujourd’hui une association suisse « En vert et contre tout » lance le quatrième coup d’envoi d’une semaine sans supermarché dans toute la confédération helvétique. Ce mouvement est suivi en Belgique pour la deuxième année consécutive. Appelé « Février sans supermarché » ce mouvement est suivi par quelques milliers de consommateurs. Cela pour encourager une consommation responsable. Si le phénomène se développe aussi aujourd’hui en France, en Espagne et au Canada, ce défi ne demande pas à tout le monde de passer du tout au tout en une seule fois. Chacun à son rythme. Nous devons surtout composer avec tous les différents réseaux de distribution. Si remettre les petits commerçants indépendants au cœur de notre consommation quotidienne est important, les chaînes locales de distribution et les grandes enseignes doivent rester des alternatives. Boycotter, même pour un mois une enseigne, peut avoir des conséquences négatives sur l’emploi et tout le système économique. 

Si l’idée de cette action est louable, les supermarchés ne sont pas les seuls responsables du gaspillage alimentaire. Beaucoup de distributeurs revalorisent leurs invendus en les mettant en vente rapide avec des réductions de prix et en les offrant aux associations caritatives, Il ne faut pas oublier que c’est le consommateur qui a tendance à trop acheter et jeter régulièrement des denrées alimentaires non consommées à la maison. C’est à nous à réguler nos achats et choisir nos produits en fonction de nos besoins. Les grandes surfaces comme le commerçant du coin adapteront leur offre en fonction de nos envies. Le but étant de moins acheter pour mieux consommer. 

Même s’il est conseillé d’acheter son pain à la boulangerie, ses légumes au marché ou dans un magasin bio, sa viande chez un artisan boucher par exemple, le but est de soutenir toutes les formes de distribution et selon ses moyens et sa localisation, trouver la meilleure solution pour son confort et la facilité. Dans certaines grandes enseignes, la qualité des produits, les rayons frais n’ont rien à envier aux petits commerçants. 

Quoi qu’il en soit, en février comme le reste de l’année, consommer mieux vous aide à faire des économies. Ces quelques petits changements de nos habitudes peuvent faire la différence et comme chacun le sait, les petits ruisseaux font les grandes rivières.